Qu'appelle-t-on échelle des plans ? PDF Imprimer
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Qu'appelle-t-on échelle des plans ?
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plans rapprochés
plans très rapprochés
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L'échelle des plans ou les différents cadrages 

Au cinéma, le plan s'inscrit dans une durée et correspond à une unité de prise de vues, sans raccord de montage. Pour une bande-dessinée, le plan se confond avec la vignette. Cependant, ce terme recouvre plusieurs définitions. Dans dans les définitions ci-dessous, on entendra par plan, la relation de distance établie par l'observateur avec le sujet filmé. C'est ce qui s'appelle l'échelle des plans :

Le plan définit alors l'importance du décor par rapport à la grosseur du personnage dans ce décor. L'ampleur d'un élément - objet, personnage - dans son cadre détermine son éloignement ou son rapprochement à l'intérieur du plan. L'échelle des plans permet donc d'étudier ce rapport de proportions qui existe entre le personnage et son environnement et replace et indique visuellement le rôle de l'élément dans l'histoire à un moment donné, dans un espace donné.

Photogrammes du film Psychose d'Alfred Hitchcock (1960) 

 1- Les plans éloignés :

P.G. 

Plan général :

Plan très vaste qui situe tout le décor dans son environnement large(le décor dans le décor). Les personnages ne se voient pas ou sont des points minuscules : ils sont noyés dans le paysage. Aucune action ne se déroule.

C’est le plan du paysage qui permet de situer, de localiser.

photogramme du début du film sur Phoenix, Psychose d'Alfred Hitchcock, 1960   

master shot

extrême long shot 

 P.G.E.

 Plan de grand ensemble :

 

Plus rapproché que le plan général, ce cadrage montre un ensemble, une partie du décor. La scène est vue de loin. Les personnages sont très petits et leurs actions sont tout juste perceptibles.

C'est un plan qui permet de contextualiser.

 photogramme montrant la voiture de Marion arrêtée au bord de la route, Psychose d'Alfred Hitchcock, 1960  very long shot
 P.E.

 Plan d'ensemble :

Il permet de situer les personnages dans leur environnement proche (le décor). Le contexte se précise. Les personnages ne sont pas essentiels dans l’image ; l’environnement (décor construit) reste l’élément important de ce cadrage.

 photogramme montrant de nuit le castel Bates surplombant le motel, Psychose d'Alfred Hitchcock, 1960  long shot
 1/2 E.

 Plan de demi-ensemble :

 

On voit les personnages agir dans leur milieu de vie (cadrage sur une partie du décor). On comprend ce qui se passe entre plusieurs personnages.

Ce plan est utilisé pour montrer une action entre des protagonistes.

 photogramme montrant Sam et Lila déambulant au Bates Motel, Psychose d'Alfred Hitchcock, 1960  medium long shot


2- Les plans moyens :

P.M. 

Plan moyen ou plan pied :

 

On se rapproche d’un des personnages qui est vu en entier, de la tête au pied, plein cadre. Le décor autour est toujours existant cependant on montre l’allure du personnage : sa silhouette, sa tenue vestimentaire ; on perçoit aussi ses attitudes et sa gestuelle.

On s’attache ici plus particulièrement à l’action du personnage.

photogramme montrant Norman Bates de dos en plan pied chez lui, Psychose d'Alfred Hitchcock, 1960   

medium shot

middleshot

mid-shot

full-shot 

 P.I.

 Plan italien :

 

On se rapproche encore : le personnage est cadré du sommet du crâne jusqu’à mi-mollet ; le décor se perçoit encore partiellement.

Ce rapprochement permet de mieux percevoir la silhouette et l'attitude du personnage.

 photogramme montrant Lila inquiéte en plan italien au pied de l'escalier chez Norman Bates, Psychose d'Alfred Hitchcock, 1960   ----
 P.A.L.

 Plan large américain :

Plan coupant les personnages sous les genoux.

L'environnement est toujours présent mais c'est une mise en situation des personnages pour montrer leurs interactions.

 photogramme montrant en premier plan, Sam et Lila parlant avec le shérif Chambers et sa femme au centre, Psychose d'Alfred Hitchcock, 1960 

   medium close shot
 P.A.

 Plan américain :

Le cadrage se resserre sur le personnage : on le voit du sommet du crâne jusqu’à mi-cuisse.

Le décor devient secondaire, existant à l’arrière-plan. L’accent est donné à l’action. Le regard du spectateur est dirigé vers les gestes du personnage (dans un western, mi-cuisse, c’est la hauteur des mains le long du corps, là où se trouve le pistolet). Ce plan permet de suivre les gestes du personnages.
 photogramme montrant Norman Bates de dos, en plan américain, épiant Marion de sa fenêtre, Psychose d'Alfred Hitchcock, 1960  idem


3- Les plans rapprochés :

 P.R.T.

Plan rapproché taille :

 

Cadrage rapproché sur le personnage : depuis la taille au sommet du crâne.

Comme pour le plan américain c’est la gestuelle du personnage qui est importante. Le décor à l’arrière-plan tend à être minimisé.

photogramme montrant Marion en plan taille se préparant à fuir avec l'argent, Psychose d'Alfred Hitchcock, 1960   

medium close-up

close shot  
 P.R.P.

Plan rapproché poitrine :

Cadrage rapproché sur le haut du buste et visage du personnage : c’est le plan du portrait. Le décor, trop partiel, disparaît, devient abstrait.

L’intention de ce plan est d’attirer l’attention du spectateur sur les expressions et les mimiques du personnage tout en préservant le contexte.

 photogramme montrant Marion en plan poitrine changeant de tenue, Psychose d'Alfred Hitchcock, 1960   idem


 4- Les plans très rapprochés :

 G.P.

Gros plan :

Cadrage uniquement sur le visage du personnage (depuis le nœud de cravate au sommet de la tête). Ce plan isole le visage : il permet de voir de l’expression du visage.

Il va engendrer la dramatisation de la situation, émouvoir par l’expressivité du visage

 photogramme montrant le visage du policier interpellant Marion dans sa voiture, Psychose d'Alfred Hitchcock, 1960  close-up 
 T.G.P.

Très gros plan :

Cadrage très rapproché d’une partie d’un visage ou du corps… Le décor n’existe plus.

On attire l’attention du spectateur sur une expression (par exemple : un sourire, une larme, ... ) ou sur un élément important (ou qui aura son importance dans les prochaines séquences).

 photogramme montrant l'oeil ouvert de Marion dans la douche, Psychose d'Alfred Hitchcock, 1960   idem
 

 Plan de détail :

Plan cadrant tout ou partie d’un petit objet.

Ce cadrage met l'accent sur l'objet et son rôle pour l'intrique de l'histoire.

 plan montrant la bonde du siphon de la douche en contrepoint de l’œil de Marion, Psychose d'Alfred Hitchcock, 1960   idem
 insert

 Insert :

Ce plan est enregistré hors tournage pour être ajouté après au montage inséré entre deux plans. C’est un cadrage resserré : on nous montre qu’un objet ou un détail d’un objet.

Généralement, à ce moment là du film, l’action a atteint son paroxysme : on arrête ou ponctue une séquence par ce détail. Ce peut aussi un leitmotiv récurrent le long du film.

 plan montrant en très gros plan l'enveloppe où Marion a rangé l'argent volé, Psychose d'Alfred Hitchcock, 1960   idem


Sources :
- Vocabulaire technique du cinéma de Vincent Pinel - éd. Nathan-Université, coll. «Réf.», Paris, oct. 1996 - 475 pages – ISBN 2.09.190774 I
- La communication par l’image de C. Cadet, R. Charles et J.-L. Galus – éd. Nathan, coll. Repères pratiques Nathan, Paris 1990 – 159 pages – ISBN 2.09.185665.7
- L’image dans tous ses états de Michel Thiebaut, collaboration de M.-H. Bartélémy et A. Bourgeois – éd. CRDP Poitou-Charentes, 1997 – ISBN 2.86632.467.6
                    
 

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